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Revue de presse du fauchage de Saubens

dimanche 4 mai 2014

OGM

<http://midi-pyrenees.france3.fr/ogm>

Le collectif des faucheurs volontaires ont coupé des pieds de maïs OGM
MON810 en région toulousaine. Ce maïs transgénique est illégal en France
depuis le 14 mars mais les producteurs ont déposé une demande de
référé-suspensif auprès du conseil d’État.

Ce vendredi matin, le collectif des faucheurs volontaires a mené une
opération sur des parcelles de maïs OGM de la région toulousaine à
Saubens. Ils ont remplacé des pieds de maïs MON810 par des semences
non-OGM et biologiques. Une opération menée avec Greenpeace, la
confédération paysanne et en présence de José Bové. La gendarmerie est sur
place.

Selon les faucheurs volontaires, au moins deux parcelles de 11 hectares
chacune sont ensemencées en MON810 dans la région Midi-Pyrénées, celle de
saubens et une autre dans le Tarn-et-Garonne.

Depuis le 14 mars dernier, le maïs MON810 est interdit de culture et de
commercialisation en France Une requête en référé suspension a été déposée
au conseil d’Etat notamment par l’AGPM. Le délibéré sera connu la semaine
prochaine. La DRAAF aurait entamé des procédures administratives contre
ces cultures illégales de MON810.

* Par Véronique Haudebourg


Greenpeace et des faucheurs mènent une action dans un champ de maïs OGM

Le Monde.fr |02.05.2014 à 12h57 ? Mis à jour le02.05.2014 à 16h22

Les écologistes sont en action.

Vendredi matin, des militants de Greenpeace et des membres de la
Confédération paysanne, parmi lesquels José Bové, se sont donnés
rendez-vous dans un champ situé dans la commune de Saubens, en
Haute-Garonne, à une quinzaine de kilomètres de Toulouse. Les faucheurs
volontaires avaient identifié une parcelle de 11 hectares récemment
plantée selon eux de graines de MON 810, du maïs génétiquement modifié de
la firme américaine Monsanto.

Tandis que les militants de Greenpeace déployaient des banderoles sur
lesquelles on pouvait lire : « OGM, Contamination en cours » ou « Un champ
de trouvé, dix de cachés ? », les faucheurs ont procédé à l’arrachage de
plants encore jeunes pour les remplacer par des graines de maïs bio.

Selon les militants, la parcelle avait été plantée à la hâte et « en
présence d’un huissier », quelques jours avant la parution au journal
officiel le 15 mars d’un nouvel arrêté d’interdiction de la culture de MON
810 par le ministère de l’agriculture.

Lire notre décryptage sur la décision du gouvernement : Pourquoi une
nouvelle interdiction du MON810 en France ?

<http://www.lemonde.fr/planete/artic...>

« On intervient pour mettre en avant le fait que des agriculteurs, malgré
la politique gouvernementale et malgré le fait que 80 % des Français ne
veulent pas du maïs transgénique, sèment quand même des OGM pour passer en
force », a expliqué un faucheur volontaire, Dominique Masset.

José Bové, député européen et vice-président de la commission agriculture
au Parlement, a participé à l’arrachage. L’ancien candidat à la
présidentielle est un habitué de ces actions. En 2009, il avait écopé d’un
an de prison avec sursis après une opération menée en 2006 dans une
exploitation agricole en Gironde.

Selon Greenpeace, l’agriculteur aurait planté ce maïs OGM juste avant
l’arrêté d’interdiction afin d’« avoir un prétexte pour attaquer sur le
plan légal les mesures de protection mises en place en urgence par le
gouvernement français ».

L’association écologiste explique avoir alerté le ministère de
l’agriculture sur cette parcelle il y a une dizaine de jours. « Greenpeace
demande au gouvernement la neutralisation de ce champ OGM, ainsi qu’une
enquête approfondie sur les autres cultures potentiellement existantes sur
le territoire », indique le communiqué. Selon l’association, une autre
parcelle cultiverait ce maïs dans le Tarn-et-Garonne.

LE FEUILLETON DU MON810

Le maïs MON810 de Monsanto, résistant aux insectes, est le seul OGM
cultivé en Europe, depuis 1998. En 2012, 132 000 hectares de cette céréale
transgénique ont été plantés, soit seulement 0,07 % de la surface agricole
de l’Union européenne, selon les chiffres de l’association Inf’OGM. Il a
été interdit en France en mars par un arrêté du gouvernement publié au
/Journal officiel/. Le gouvernement Ayrault avait dit agir « au nom du
principe de précaution ».

Cette décision avait déjà été prise dans l’Hexagone, en 2008 et en 2012,
par le gouvernement de François Fillon, mais le Conseil d’État avait
annulé à chaque fois ces décisions. Les députés ont également adopté en
première lecture, mardi 15 avril, une proposition de loi du groupe
socialiste interdisant le MON810.
Le Conseil d’État, saisi en référé par l’Union française des semenciers et
l’association générale des producteurs de maïs (AGPM) qui contestent cet
arrêté, doit à nouveau rendre une décision sur le sujet lundi.

Actuellement, la production du MON810 ne se limite aujourd’hui presque
plus qu’à la péninsule Ibérique : l’Espagne et le Portugal représentent 95
% de la production de MON810 en Europe, avec respectivement 116 000 et 9
000 hectares cultivés. Les autres ? la Pologne, la Slovaquie, la Roumanie,
la République tchèque affichent moins de 5 %.


Après l’échange plants de mon810 contre maïs population bio, une petite
livraison à la DRAAF.

Le 23 avril à la DRAAF Midi-Pyrénées on nous disait que les pieds de maïs
MON810 étaient trop petits pour permettre une analyse.
Aujourd’hui on a amené au cinquième étage la preuve du contraire !

en pièce jointe le CP envoyé vers 11h30 à la presse


MINISTÈRE DE L ?ECOLOGIE,
DU DEVELOPPEMENT DURABLE
ET DE L ?ENERGIE

MINISTÈRE DE L’AGRICULTURE,
DE L’AGROALIMENTAIRE
ET DE LA FORÊT
PORTE-PAROLAT DU GOUVERNEMENT

Paris, le 2 mai 2014

*COMMUNIQUÉ DE PRESSE*

*Respect de l’interdiction de la culture des OGM : l’État pleinement
mobilisé*

Des militants anti-OGM ont procédé ce vendredi 2 mai à l ?arrachage de
plants de maïs transgéniques sur une parcelle située à Saubens (31), il
s ?agit d ?une parcelle semée avant l ?arrêté d ?interdiction du 14 mars 2014
et notifiée ultérieurement au ministère de l ?agriculture. Un second
exploitant a également transmis une déclaration de mise en culture de maïs
MON 810. Les semences ont été achetées en Espagne.

Des inspections ont été immédiatement réalisées par les services
régionaux de contrôle du ministère de l ?agriculture afin d ?enquêter sur
l ?origine des semences, les parcelles concernées et les conditions du
semis. Des prélèvements ont par ailleurs été réalisés sur toutes les
parcelles emblavées en maïs sur les exploitations concernées.

Les résultats intermédiaires des analyses semblent confirmer qu ?il s ?agit
de maïs OGM. Les résultats définitifs sont attendus pour le début de la
semaine prochaine.

*S ?il s ?avère que ces semis sont bien OGM, la réglementation prévoit leur
destruction afin d ?éviter tout risque de dissémination. *

Ségolène ROYAL et Stéphane LE FOLL tiennent à rappeler leur position de
fermeté constante sur la question de l ?interdiction des OGM.

*Contacts presse*

*Service de presse de Ségolène ROYAL - *Tel : 01 40 81 78 31 ;
secretariat.presse@developpement-durable.gouv.fr

*Service de presse de Stéphane LE FOLL - *Tel : 01 49 55 59 74 ;
cab-presse.agriculture@agriculture.gouv.fr


Merci à la presse locale pour toutes ces précieuses informations !


http://www.ladepeche.fr/article/2014/05/03/1874253-guerre-ogm-est-encore-passee-auvillar.html

Auvillar. Les faucheurs d’OGM attendus de pied ferme

Publié le 03/05/2014 à 03:49, Mis à jour le 03/05/2014 à 07:55

Agriculture et environnement

Des agriculteurs étaient venus de tout l’ouest du département pour
soutenir Cyrille Pera./ Photo DDM, M. Bony

Le collectif des faucheurs et faucheuses volontaires, Greenpeace, des
membres de la Confédération Paysanne et des citoyens emmenés par le député
européen José Bové qui sont attaqués hier matin à des pieds de maïs OGM
MON810 à Saubens, près de Toulouse, étaient attendus dans la foulée du
côté d’Auvillar. Le loup n’avait, toutefois, toujours pas montré patte
blanche, hier soir, au moment où nous écrivions ces lignes ; sans doute
refroidit par le comité d’accueil de 40 agriculteurs et 20 gendarmes qui
l’attendait sur place. On y retrouvait notamment le
vice-président cantonal de la FDSEA et adjoint au maire d’Auvillar,
Jean-Michel Monestes, ainsi que Philippe de Vergnette, ancien président de
la Chambre d’agriculture.

Le second objectif ciblé par les anti-OGM, à quelques semaines des
élections européennes, était un champ de maïs OGM, situé aux confins du
Tarn-et-Garonne, à la limite avec le département du Gers. Une parcelle de
3,5 hectares appartenant à Cyrille Pera. L’agriculteur n’a pas
cherché à cacher ses intentions : « J’ai le droit d’utiliser cette
technologie, car je ne veux pas utiliser d’insecticide sur mon champ. »
Quitte à aller contre l’arrêté ministériel interdisant de cultiver des OGM
entré en application le 14 mars dernier ? Cyrille Pera n’avait visiblement
pas peur de jouer sur la date et sur les mots : « Il est interdit d’en
semer mais pas d’en avoir semé avant le 14 mars ».

Une appréciation des choses qui diffère de celle des anti-OGM bien
évidemment et sur laquelle l’administration aura aussi à se prononcer. La
Direction régionale de l’alimentation, de l’agriculture et de la forêt de
Midi-Pyrénées (DRAAF) a d’ailleurs déjà réalisé le 28 avril dernier des
prélèvements sur ce champ. Et si les anti-OGM n’ont pu arracher ces plants
hier, c’est peut-être l’autorité administrative qui aura à ordonner la
destruction de cette parcelle dans le futur ? Ce qui pouvait d’ailleurs
interpeller au regard de la mobilisation des forces de l’ordre. Accueilli
en fin d’après-midi par le lieutenant Rémy Ruiz et le major Christophe
Antoine, le lieutenant-colonel Philippe Pages avait sous ses ordres des
hommes du PSIG de Montauban, du PSPG de Golfech, de la communauté de
brigades de Valence-d’Agen et de la BMO de Moissac ?

Des gendarmes obligés de défendre un champ possiblement illégal, cela
pouvait passer pour un comble ? « Nous sommes là pour éviter tout trouble à
l’ordre public », répondait à notre interrogation le patron de cette
opération. De trouble, il ne devait vraisemblablement pas y en avoir hier
soir, mais, à n’en pas douter, la surveillance de ce secteur va gentiment
se poursuivre dans les heures et jours à venir.

Baptiste Gay


bonjour a tous

la campagne OGM bat son plein, une spéciale sur Terraone
Bonne écoute
http://www.terraone-news.fr/index.php?ref=121

n’hésitez pas a nous contacter pour VOTRE emission
A Chapillon
Rédacteur

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