Accueil > Comprendre, Agir > Agriculture, OGM > Un champ de maïs OGM illégal détruit par l’Etat

Un champ de maïs OGM illégal détruit par l’Etat

jeudi 5 juin 2014

Un champ de maïs OGM illégal détruit par l’Etat

http://www.lemonde.fr/planete/artic...

Le Monde.fr avec AFP | 05.06.2014 à 16h08 • Mis à jour le 05.06.2014 à 16h30

Les surfaces OGM mondiales ne cessent d’augmenter, selon un rapport de la Fédération internationale des Amis de la Terre publié le 30 avril.

La mobilisation de dizaines d’agiculteurs n’y aura rien changé. Les services de l’Etat ont détruit, jeudi 5 juin, un champ de maïs OGM dans le Tarn-et-Garonne, sous la protection des gendarmes.

La veille, le ministère de l’agriculture avait ordonné de faire détruire des parcelles de maïs génétiquement modifié dans ce département ainsi qu’en Haute-Garonne voisine, car ce type de culture est désormais interdit en France.

Les agriculteurs locaux avaient semé du maïs de la firme Monsanto en mars, quelques jours avant la publication de l’arrêté d’interdiction. Des faucheurs volontaires, soutenus par Greenpeace, avaient mené une action au début de mai contre ces cultures jugées « illégales ».

MANIFESTATION D’AGRICULTEURS

La FDSEA du Tarn-et-Garonne, premier syndicat des agriculteurs, admet que la plantation de maïs avait une part revendicative, mais s’insurge contre cette destruction, ordonnée avant même que la justice statue sur un référé introduit par l’agriculteur contre sa mise en demeure. Une quarantaine d’agriculteurs ont tenté, en vain, de s’opposer à la destruction du champ près d’Auvillar.

Le Parlement a adopté au début de mai une proposition de loi interdisant les OGM, validée par le Conseil constitutionnel. Parallèlement, un accord a été trouvé au niveau européen permettant aux Etats réfractaires d’interdire de telles cultures.

La FRSEA de Midi-Pyrénées appelle les agriculteurs à se rassembler vendredi sur les champs concernés en Haute-Garonne, à Saubens, en précisant que l’exploitant réensemencera sa parcelle en maïs conventionnel après destruction du maïs OGM.
Le syndicat agricole justifie son action en invoquant le progrès, mais aussi la protection des biens. En effet, lors de l’action menée par les faucheurs au début de mai, « il n’y avait aucun membre des forces de l’ordre pour protéger la parcelle, alors qu’elles étaient prévenues », déplore Christian Mazas, président de la FRSEA Midi-Pyrénées.

Messages

Un message, un commentaire ?

Forum sur abonnement

Pour participer à ce forum, vous devez vous enregistrer au préalable. Merci d'indiquer ci-dessous l'identifiant personnel qui vous a été fourni. Si vous n'êtes pas enregistré, vous devez vous inscrire.

Connexions'inscriremot de passe oublié ?