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Pendant la mission d’expertise du MEDDE, le massacre de la zone humide continue !

vendredi 12 septembre 2014

Pendant la mission d’expertise du MEDDE, le massacre de la zone humide continue !

Gaillac, 11 septembre 2014

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Pendant la mission d’expertise du MEDDE,

le massacre de la zone humide continue !

Lundi 8 septembre, alors que plus de 200 opposants (des associations écologistes et altermondialistes, de la Confédération Paysanne, de la ZAD, des particuliers…) avaient empêché le déboisement jusqu’à 16h, la Ministre Ségolène ROYAL a décidé de nommer une mission d’expertise « pour favoriser le dialogue et vérifier les garanties d’une gestion durable de la ressource en eau ».

Le Collectif Testet s’est félicité de cette décision qui répond à sa demande d’experts indépendants du Conseil Général et de la CACG et à son appel à l’apaisement. Les experts sont arrivés à Albi hier pour des auditions durant les journées de jeudi et vendredi.

Le Collectif Testet était la première organisation invitée ce matin à rencontrer les deux experts. France Nature Environnement (FNE) Midi-Pyrénées sera elle reçue vendredi matin. Les associations écologistes avaient prévenu le Ministère qu’il était hors de question que des discussions aient lieu avec les experts chargés d’évaluer le projet de barrage et notamment son impact environnemental pendant que des machines, en toute illégalité, pillent et broient des espèces protégées et saccagent la zone humide qui les héberge.

Le déboisement illégal se poursuivant ce matin, le Collectif a refusé de rencontrer les experts au sein de la Préfecture. La délégation a proposé aux experts de venir les rencontrer à l’extérieur afin d’expliquer cette position. Les experts n’ayant pas prévu de se rendre sur le site du chantier, le Collectif a proposé de les emmener afin qu’ils constatent par eux-mêmes l’ampleur des dégâts et surtout l’accélération du chantier cette semaine. Les experts n’ont pas donné de réponse au Collectif.

Ben Lefetey a déclaré : « la décision de boycotter cette rencontre n’a pas été facile car nous appelons de nos vœux cette expertise indépendante depuis un an. Mais le gouvernement n’a pas encore montré sa réelle volonté de favoriser le dialogue puisqu’il n’a toujours pas fait cesser le défrichement illégal des 29 hectares boisés à Sivens ».

Les experts et la Préfecture semblent argumenter auprès des journalistes que c’est le Conseil Général qui peut décider de la suspension des travaux et non pas l’Etat. Certes, le département est bien le maitre d’ouvrage du projet de barrage de Sivens mais c’est l’Etat qui lui fournit les forces de l’ordre nécessaires au bon déroulement du défrichement.

Pour Ben Lefetey, « il suffirait que le gouvernement décide, dans une réelle volonté d’apaisement, de ne plus mettre les 210 gendarmes à disposition du Conseil Général pour que celui-ci cesse immédiatement le chantier. Actuellement, l’Etat est complice d’un défrichement illégal et il doit en assumer toutes les responsabilités ».

L’autre membre de la délégation du Collectif, Christian Conrad, naturaliste, est en colère contre ce passage en force des pouvoirs publics : « Au rythme actuel du défrichement, quand les conclusions de la mission d’expertise seront publiées, quand le tribunal administratif aura jugé de la légalité du déboisement (audience le 15/09), l’ensemble de la zone humide du Testet aura disparu. Aujourd’hui, plus d’une dizaine d’hectares ont déjà été détruits et il faudra au moins une cinquantaine d’années pour que l’écosystème initial puisse se reconstituer. Il faut stopper ce massacre immédiatement ».

Pendant que les experts poursuivaient leurs auditions, les forces de l’ordre tentaient de déloger 8 opposants perchés dans des arbres. L’un d’eux est dans un arbre sur une plate-forme qui lui sert d’habitation et pour laquelle le tribunal a été saisi. Les forces de l’ordre n’attendent même pas la décision du tribunal qui sera rendue demain. Ses affaires personnelles ont été saisies et il a été menacé avec un Taser. Les gendarmes ont élagué les branches en bas des arbres occupés afin de bloquer en haut ceux qui ne disposent pas de cordes.

Contact médias : Ben Lefetey 06 99 26 60 66

http://www.collectif-testet.org

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